Philippe Gibbon dessine l’invisible
Galerie Orpheu, rue Saint-Éloi, 17, 4020 Liège (0495 40 18 62) du 23 novembre au 11 décembre les jeudi, vendredi et samedi de 15 à 19h et le dimanche de 12 à 16h
"J’ai choisi de montrer non pas ce qui a toujours été invisible, mais ce qui l’est devenu en l’espace d’une génération : la classe ouvrière."
"Bien entendu il y a des gens qui disent que la classe ouvrière n’existe pas, qu’elle n’a jamais existé. Il y a même des gens qui prétendent que la société n’existe pas, comme Margaret Thatcher. Nous les avons laissé dire. L’ennui c’est que nous les avons aussi laissé faire."
"Mon pinceau, d’abord appliqué à reproduire les traits le plus fidèlement possible, s’est bientôt emballé pour ne plus retenir que l’expression et j’ai voulu voir si de tous ces visages, de tous ces traits rassemblés ne sortirait pas comme un langage."
Philippe GIBBON, octobre-novembre 2005
Ils sont près de sept cents ces invisibles.
Gibbon dessine l’invisible, c’est son sujet. Mais c’est aussi sa marque, son outil. Comme chez Mozart le silence, ici le blanc, le creux, le vide, sont de Gibbon, dialoguant avec un trait qui court de l’épuré à l’essentiel, pour atteindre à une chorégraphie du signe, véritable calligraphie de la représentation, déjà en oeuvre depuis quelques années dans la production de l’artiste.