Une bonne nouvelle. Des étudiants de LLn s’organisent pour lutter contre la politique abusive des bailleurs privés et suppléer aux lacunes effrayantes de l’AGL en matière sociale.
De quoi nous donner des idées ?
Ah oui, à noter au passage, l’idée syndicale fait son chemin,...
Des pigeons, les koteurs ?
Louvain-la-Neuve Pétition sur internet et table ronde en vue
Le Soir, mardi 22 novembre 2005
L’an dernier, nous avons dû attendre deux mois pour que les douches soient réparées. Des plaintes comme celle-là, nous en entendons tant ! », explique Mathias El Berhoumi, étudiant en droit, un des responsables du syndicat tout récemment créé.
Ce qui motive ces étudiants : l’impression que la pénurie de logements sur le site permet aux agences immobilières d’imposer leurs conditions. Mille trois cents logements. « À la date fixée pour la location, en avril, il faut faire la file pendant toute la nuit parfois pour être parmi les premiers servis », poursuit Mathias El Berhoumi. « Les agences imposent désormais des baux de douze mois — dix dans les logements gérés par l’UCL — et les garanties locatives sont rarement remboursées intégralement. Nous demandons qu’elles soient versées sur un compte bloqué. »
Eckelmans : « Les prix n’ont pas explosé »
Décidés à réagir, ces étudiants ont créé un site internet (1). Ils y invitent à signer une pétition qui sera remise au deuxième quadrimestre aux responsables d’agences immobilières et aux autorités de l’UCL. Et pour se faire connaître, ils installeront, ce jeudi, des tentes igloo sur la Grand-Place, histoire de montrer qu’ils craignent de se retrouver, faute de logement, sous un toit de toile. En projet aussi : l’organisation d’une table ronde qui réunirait tous les acteurs concernés.
« Il y a une pénurie de logements », admet Thibaut Van Dieren, directeur de l’agence Eckelmans. « Cela s’explique par une croissance du nombre d’étudiants, notamment en échanges Erasmus, depuis quelques années. En outre, la demande a évolué : les étudiants souhaitent loger aujourd’hui dans des ensembles comprenant cinq ou six kots alors qu’autrefois ils préféraient des immeubles pour huit à douze logements. » Les baux passés de dix à douze mois ? « A la demande des propriétaires ; nous n’assurons que la gestion », poursuit Thibaut Van Dieren. Le directeur ajoute qu’une inspection des logements étalée sur toute l’année permettra d’éviter désormais que les réparations doivent être concentrées sur le mois de septembre, celui des déménagements. Les prix ? « Ils n’ont pas explosé, réagit-il, ils croissent de 2 à 5 % par an, et il faut savoir qu’un tiers est couvert par les charges. Le prix moyen d’une chambre est de 230 euros ; celui d’un studio, de 340 euros. Quant à l’engorgement lors de la location, il est moindre depuis que nous proposons un système de ticket précisant le numéro d’ordre pour les visites et les locations. »
Autre crainte du jeune syndicat, partagée par la commission logement de l’Assemblée générale des étudiants : que l’UCL désinvestisse, confrontée aussi au problème d’un parc locatif vieillissant. « Nous serons attentifs à ce que l’on ne réduise pas fortement le budget consacré au logement », assure Jean-Michel Leunens, le directeur du service logements de l’UCL. « Nous devons jouer un rôle de contrepoids, de régulateur de prix. »
(1) www.syello.be